Ce document décrit la partie LENOBLE de l'ascendance de Michel Louis Henri LENOBLE et se situant presque exclusivement dans l'Avallonais, dans le sud de l'Yonne. L'Yonne se caractérisent par de nombreuses familles LENOBLE
distinctes. Ainsi on trouvera 2 en Puisaye (l'une venant de l'Orléanais et l'autre du Nivernais), 1 à Auxerre venant du Pays d'Auge, 1 à Tonnerre qui semble venir de l'Aube. Plus proche de Givry, il existe un foyer LENOBLE à
Arcy-sur-Cure pour lequel je n'ai pas pu trouver de lien, et un foyer à Précy-le-secq juste au nord de Givry dont la source se trouverait en Côte d'or.
A Givry même, il existe 2 branches LENOBLE en plus de la notre, 1 semble venir du Morvan et l'autre de l'Auxois. Ceci peut s'expliquer par le trafic commercial (et donc générateur de travail et richesse) sur l'Yonne et la Cure
jusqu'à Paris.
Elle part de Michel pour remonter jusqu'à Claude LENOBLE ayant vécu à Givry à la fin du XVIIeme.
On peut séparer l'histoire de cette branche en 2 périodes : la période GIVRY avant 1750 puis la période NITRY.
Givry
Givry est une petite paroisse située pratiquement au pied de la colline de Vézelay dépendant, sous l'Ancien-Régime, du Nivernais (et pas de Bourgogne). Cette partie de l'Yonne a eu beaucoup de communautés protestantes et
a été le lieu de combats pendant les différentes guerres de religion (Vézelay changea souvent de camps). Cependant, le village ne semble pas avoir eu de protestants (pas de traces de conversions dans les registres
catholiques et pas de registres protestants). L'activité des habitants du village est essentiellement agricole.
L'histoire familiale, telle que connue à ce jour, commence par Claude dans la seconde moitié du XVIIeme. Il aura, entre autres un fils François qui lui même aura Jean. Jean épousera en 1725 Claudine DESRIS.
Jean et Claudine meurent tous les deux en 1749, certainment de maladie, à 2 semaines d'intervalle. Les enfants survivants sont placés chez des patrons ou dans de la famille. Cela ouvre la 2nde période de
l'histoire familiale.
Nitry
Nitry est une paroisse à côté de Noyers dépendant, sous l'Ancien-Régime, de l'élection de Tonnerre - Généralité de Paris (toujours pas de Bourgogne). Comme dans l'Avallonais, la présence protestante est importante et,
contrairement à Givry, on trouve des actes de conversions dans les registres paroissiaux.
Cette période de l'histoire familiale est inaugurée par Jean (1728-1788). Après un bref passage à Joux-la-ville (où il fera la connaissance de la famille TRINQUET), il vient s'installer à Nitry.
Sa descendance, jusqu'à Edmond (1873-1953), restera à Nitry. Edmond partira à Paris pour ses études de Médecin. Il résidera à plusieurs endroit en France et en Allemagne mais ne reviendra pas à Nitry.
Avec Jean (1728-1788), on quitte le monde agricole pour passer à l'artisanat. Les membres de la famille seront presque tous charpentiers (Edme [1831-1908] choisissant d'être maréchal).
Avec le changement d'activité va venir le changement de niveau social et l'éducation. les LENOBLE de Nitry savent écrire et signer, y compris les femmes ce qui est encore rare dans la 1ere moitié du XIXeme.
Edmond (1873-1953) exercera dans le Cher puis dans l'Yonne jusqu'à la 1ere Guerre mondiale. Mobilisé en 1914, il se distinguera pendant le conflit et sera récompensé de la Croix de Guerre et de la Légion d'honneur.
Resté sous contrat avec l'armée après 1919 et exercera en Sarre, alors occupée. Son fils André (1900-1968) sera Ingénieur-Géologue, passera près de 16 ans à Madagascar, et recevra la Légion d'honneur pour l'ensemble de ses travaux
en 1957.